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ASSOCIATION DES BANQUIERS PRIVES SUISSES

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Comptes bancaires

Quelle est la taille minimale d'un compte chez un banquier privé?

 
A cette question souvent posée, il n'est pas possible de donner une réponse chiffrée. En effet, il n'est pas dans la tradition des banquiers privés de définir de manière mécanique des catégories de clients.
 
Chez un banquier privé, chaque client est avant tout un individu dont il s'agit de servir au mieux les intérêts.
 
En matière de gestion de patrimoine, il est beaucoup question de répartition des risques. C'est ce critère, devenu d'autant plus important que les marchés financiers sont plus volatils, qui définit les seuils dont il faut tenir compte pour gérer des patrimoines de manière à la fois professionnelle et économique.
 
C'est pourquoi la plupart des banquiers privés conseillent à leurs clients qui ne disposent pas d'une somme minimale de quelques centaines de milliers de francs à investir durablement de se tourner vers les fonds de placement gérés de manière collective. Ces fonds garantissent à leurs détenteurs de parts une gestion professionnelle et permettent de choisir le profil des investissements souhaités.
 
La plupart des membres de l'Association des Banquiers Privés Suisses ont mis sur le marché des gammes de fonds de placement dont ils assurent la gestion et la distribution.
 
Mais, à partir d'une somme qui peut se situer bien en dessous d'un million de francs (et qui dépendra du profil particulier du client et de ses aspirations personnelles), il sera possible au banquier privé de répartir les risques sur un nombre suffisant de valeurs et d'assurer une gestion personnalisée et professionnelle.
 
 

Comment les banquiers privés suisses traitent-ils les comptes sans nouvelles?

 
L'Association suisse des banquiers a édicté une Directive à ce sujet. Elle prévoit tout d'abord que les banques doivent prendre des mesures préventives afin d'éviter que des avoirs deviennent sans nouvelles. Si, à l'issue d'une période de 10 ans et malgré les efforts déployés par la banque, les contacts avec le client ne peuvent être établis, la banque doit répertorier de manière centralisée les avoirs du client en question et en assurer une gestion conservatrice, étant précisé qu'elle peut débiter les frais et coûts usuels. La banque est également tenue d'annoncer les avoirs sans nouvelle à une Centrale de recherche, dont les responsables sont soumis à un secret professionnel identique à celui du banquier. Si des indices probants lui sont fournis, cette Centrale peut procéder à des investigations en vue de retrouver la trace du client ou de ses ayants droit.